Un peu fort de saké !

25-21 à l'heure de jeu, et, banzaï ! les Japonais à se mettre à rêver d'un tsunami... Mais les dix dernières minutes étaient blanches. Logique, mais pas glorieux. Certes, les Japonais n'étaient pas comme leurs avions, zeros, mais quand même...
Voir Estebanez dégueuler un ballon au bout de son échappée, très tôt dans le match, n'était pas fait pour rassurer, même si le premier essai français, avec Mas dans le coup, donnait un temps le change.
Le Japon se battait, or même les "Néo-Zèd" expatriés commettaient des en avant, preuve qu'avec un peu plus d'attention, de précision, la France aurait dû s'envoler. Joueurs, mais sans trop de discernement, les Rouges voyaient leurs espoirs interceptés par Trinh Duc.
Reste que peu à peu, le Japon installait son énergie dans la partie : essai heureux, mais mérité, d'Alridge. Clerc, au bout d'une chaîne classique, remettait un semblant d'ordre. Trois essais à un à la mi-temps, bof !
"On se contente de peu", reconnaissait alors Marc Lièvrement. En effet. Pas de quoi se faire hara-kiri, mais...
Plus inquiétant encore, à la reprise, était la manière dont Alridge mystifiait la défense adverse: 25-18, puis 25-21 !
A part en mêlée, les Blancs n'avaient pas montré grand-chose, jusqu'à ces dix dernières minutes renvoyant les Japonais à leurs chères études. Un peu fort de saké, la façon dont la France s'était comportée !
Comment dit-on brouillon, en Japonais ?